Karin Giebel

Karin Giebel

Karine Giebel est une auteure française née en 1971. Elle écrit des thrillers psychologiques.

Après des études de droit et l’obtention d’une licence, elle cumule de nombreux emplois dont celui de surveillante d’externat, pigiste et photographe pour un petit journal local, saisonnière pour un Parc National ou encore équipier chez McDonald. 

Elle intègre ensuite l’administration. Elle est actuellement juriste dans la fonction publique territoriale et s’occupe des marchés publics au sein d’une communauté d’agglomération.

Elle publie deux premiers romans, “Terminus Elicius” (Prix Marseillais du Polar 2005) et “Meurtres pour rédemption”, dans la collection “Rail noir” aux éditions La Vie du Rail en 2004 et 2006.

“Les Morsures de l’ombre”, son troisième roman, a obtenu le Prix Polar du festival de Cognac en 2008 et le Prix SNCF Polar 2009.

En huit romans, souvent primés, elle s’est fait une place parmi les écrivains de thrillers psychologiques.

Terminus Elicius

(2004)

Toujours le même trajet. Istres-Marseille. Marseille-Istres. Sa mère, son travail. La vie de Jeanne est en transit. Elle la contemple en passager. Une lettre suffira à faire dérailler ce train-train morose : « Vous êtes si belle, Jeanne. » Glissée entre deux banquettes, elle l’attendait. Une déclaration. D’amour. De guerre. Car l’homme de ses rêves est un monstre, un tueur sans pitié. Elle sera sa confidente, son épaule. Il sera son âme sœur, son dilemme. Le terminus de ses cauchemars…

Cet ouvrage a reçu le Prix marseillais du polar

Meurtres pour rédemption

(2006)

Marianne, vingt ans. Les barreaux comme seul horizon. Perpétuité pour cette meurtrière.
Indomptable, incontrôlable, Marianne se dresse contre la haine, la brutalité et les humiliations quotidiennes.
Aucun espoir de fuir cet enfer, ou seulement en rêve, grâce à la drogue, aux livres, au roulis des trains qui emporte l’esprit au-delà des grilles. Grâce à l’amitié et à la passion qui portent la lumière au cœur des ténèbres.
Pourtant, un jour, une porte s’ouvre. Une chance de liberté.
Mais le prix à payer est terrifiant pour Marianne qui n’aspire qu’à la rédemption…

« Karine Giebel signe un suspense implacable et brosse, avec Marianne, un portrait de femme écorchée digne de la Lisbeth de Stieg Larsson. » 24 heures

Pourquoi j’ai aimé “Meurtres pour rédemption”

Une claque qu’on prend en pleine gueule, et qui laisse des traces. Une brique qu’on dévore, malgré le huis-clos. Un roman riche par la justesse des personnages poussés vers un destin qu’ils ne maîtrisent pas, emportés comme des fétus de paille par le torrent de la vie.
Non seulement Karin Giebel nous tient en haleine du début à la fin, mais elle parvient à nous émouvoir, à éprouver de la tendresse pour des monstres. Que demande le peuple ?

Les morsures de l’ombre

(2007)

Une femme rousse, plutôt charmante. Oui, il se souvient. Un peu… 
Il l’a suivie chez elle… Ils ont partagé un verre, il l’a prise dans ses bras… Ensuite, c’est le trou noir.

Quand il se réveille dans cette cave, derrière ces barreaux, il comprend que sa vie vient de basculer dans l’horreur. Une femme le retient prisonnier. L’observe, le provoque, lui fait mal. 
Rituel barbare, vengeance, dessein meurtrier, pure folie?
Une seule certitude: un compte à rebours terrifiant s’est déclenché.
Combien de temps résistera-t-il aux morsures de l’ombre?

Ça ressemble a un jeu.
Le premier qui bouge a perdu.

Dans ce roman noir magistral et tendu à l’extrême, Karine Giébel nous entraîne dans un huis clos glaçant au coeur de la folie.
Un livre dont on ne ressort pas indemne.

Chiens de sang

(2008)

Courir, toujours plus vite. Plus loin. 
Fuir la mort qui plane au-dessus d’eux ; 
oiseau de proie aux ailes gigantesques 
dont l’ombre les dévore déjà.

Diane a choisi la fuite. D’instinct. 
Elle sait qu’ils sont derrière. Juste derrière. 
Avance minime, infime. 
Comme son espérance de vie, désormais. 
Pourtant, elle marche. 
Pourtant, elle veut vivre.

Rémy avance. 
Avec le poids de la peur qui comprime son cœur. 
Le poids de la fatigue, comme un boulet enchaîné à ses jambes. 
Il devrait être ailleurs, en ce moment même. 
En compagnie de sa femme et de sa fille. 
Mais non, il est là, errant dans ces bois 
inhospitaliers, avec ces inconnus 
qui fuient comme lui. 
Il est devenu une proie. Rien qu’une proie. 
Il n’existe plus. 
Déjà mort. 
Alors, pourquoi a-t-il aussi peur ?

Le monde est ainsi fait, qui ne changera jamais. 
Les chasseurs d’un côté, les proies de l’autre.


Jusqu’à ce que la mort nous unisse

(2009)

Jusqu'à ce que la mort nous unisse

L’Ancolie est une fleur aussi belle que toxique. Belle, à l’image de certains souvenirs. Toxique, à l’image de certains regrets.

L’Ancolie, c’est aussi le nom d’un chalet perdu en pleine montagne. 
C’est là que vit Vincent, un homme seul et meurtri. Rejetant son passé et redoutant son avenir, il préfère vivre dans le présent. Une existence éprise de liberté qu’il consacre entièrement à sa passion pour la montagne et à son métier de guide. 
Jusqu’au jour où la mort frappe tout près de lui, l’obligeant à sortir de sa tanière. 
Aux yeux de tous, un tragique accident, une chute mortelle. Seul Vincent est persuadé qu’il s’agit d’un meurtre, que ce n’est pas la montagne qui a tué, et que les vrais coupables doivent payer. 
Alors, aidé par Servane, une jeune recrue de la gendarmerie avec laquelle il a noué une étrange relation, il se lance dans une quête de vérité. 
Une quête qui va le conduire sur d’effroyables sentiers, le confronter à ses propres démons. Une quête qui va déterrer un à un des secrets profondément enfouis au cœur de cette paisible vallée, et qui auraient dû le rester à jamais.

Car si le mensonge blesse, la vérité peut être fatale…

Pourquoi j’ai aimé “Jusqu’à ce que la mort nous unisse”

L’intérêt majeur de ce roman, selon moi, est de nous offrir un thriller dans un décor inédit. Loin d’accoucher d’une souris, la montagne tient un rôle de premier plan dans ce récit, car c’est elle qui conditionne les acteurs de ce drame : guides de montagnes, bergers, flics. Chaque personnage a une personnalité bien tranchée, un caractère fort comme on en trouve dans les villages de montagne.
Le contexte conditionne aussi le rythme du récit. L’auteure prend le temps de décrire le décor, de nous faire découvrir les montagnards, acteurs de ce drame. L’intrigue se construit pierre par pierre. les événements ne se précipitent qu’en fin de récit. Certains rongeront leur frein, impatients. Ça ne m’a pas dérangé.
Un cadre romantique, une relation compliquée entre les principaux protagonistes de l’histoire, Vincent et Servane, une mort suspecte. J’achète !

Juste une ombre

(2012)

Juste une ombre

D’abord, c’est une silhouette, un soir, dans la rue… Un face-à-face avec la mort.
Ensuite, c’est une présence. Le jour : à tous les carrefours. La nuit : à ton chevet. Impossible à saisir, à expliquer, à prouver.
Bientôt, une obsession. Qui ruine ta carrière, te sépare de tes amis, de ton amant. Te rend folle. Et seule.
Juste une ombre. Qui s’étend sur ta vie et s’en empare à jamais.
Tu lui appartiens, il est déjà trop tard…

« Avec Juste une ombre, l’auteure varoise signe l’un de ses romans de genre les plus excitants. » Jérôme Vermelin – Metro

« Une histoire épouvantable et fascinante. » Florence Dalmas – Le Dauphiné libéré

Cet ouvrage a reçu le Prix Polar Francophone du Festival Polar de Cognac et le Prix marseillais du polar (2012)

Purgatoire des innocents

(2013)

Purgatoire des innocents

Je m’appelle Raphaël, j’ai passé quatorze ans de ma vie derrière les barreaux. Avec mon frère, William, nous venons de dérober trente millions d’euros de bijoux. Ç’aurait dû être le coup du siècle, ce fut un bain de sang. Deux morts, un blessé grave. Le blessé, c’est mon frère. Alors, je dois chercher une planque sûre où il pourra reprendre des forces.

Je m’appelle Sandra. Je suis morte, il y a longtemps, dans une chambre sordide. Ou plutôt, quelque chose est né ce jour-là…

Je croyais avoir trouvé le refuge idéal. Je viens de mettre les pieds en enfer.

Quelque chose qui marche et qui parle à ma place. Et son sourire est le plus abominable qui soit…

« Fascinant. » Sud-Ouest

Satan était un ange

(2014)

Deux trajectoires, deux lignes de fuite.
Hier encore, François était quelqu’un. Un homme qu’on regardait avec admiration, avec envie. Aujourd’hui, il n’est plus qu’un fugitif tentant d’échapper à son assassin. Qui le rattrapera, où qu’il aille. Quoi qu’il fasse.
Paul regarde derrière lui ; il voit la cohorte des victimes qui hurlent vengeance. Il paye le prix de ses fautes. L’échéance approche…
Dans la même voiture, sur une même route, deux hommes que tout semble opposer, et qui pourtant fuient ensemble leur destin différent. Rouler droit devant. Faire ce qu’ils n’ont jamais fait.
Puisque l’horizon est bouché, autant tenter une dernière percée. Flamboyante.

« Maîtresse du genre, Karine Giébel signe un nouveau thriller implacable. Un très bon roman noir. »  Jean-Noël Levavasseur – Ouest France

De Force

(2016)

De force

Maud Reynier, fille unique d’un chirurgien réputé, est sauvagement attaquée et secourue de justesse par un joggeur. Mais son agresseur n’a qu’une obsession : finir le travail… tandis que le professeur Reynier, défiant la raison, s’obstine à ne pas vouloir prévenir la police.
La villa du célèbre médecin, où Maud est enfermée avec ses proches, devient le décor d’un huis clos inquiétant, et les secrets grondent en sourdine.
L’ensemble s’accorde, fortissimo, et soudain : quelques fausses notes…
Le temps de l’impunité est révolu.
Le temps des souffrances est venu.

« Vengeance glaçante sur la Côte d’Azur. »Olivier Bureau – Le Parisien

Toutes blessent la dernière tue

(2018)

Toutes blessent la dernière tue

Le dernier roman de la reine du polar Karine Giebel dans une édition collector comprenant la nouvelle inédite TristanJe connais l’enfer dans ses moindres recoins.
Je pourrais le dessiner les yeux fermés.
Je pourrais en parler pendant des heures.
Si seulement j’avais quelqu’un à qui parler…
Tama est une esclave. Elle n’a quasiment connu que la servitude. Prisonnière de bourreaux qui ignorent la pitié, elle sait pourtant rêver, aimer, espérer. Une rencontre va peut-être changer son destin…

Frapper, toujours plus fort.
Les détruire, les uns après les autres.
Les tuer tous, jusqu’au dernier.
Gabriel est un homme qui vit à l’écart du monde, avec pour seule compagnie ses démons et ses profondes meurtrissures.
Un homme dangereux.
Un matin, il découvre une inconnue qui a trouvé refuge chez lui. Une jeune femme blessée et amnésique.
Qui est-elle ? D’où vient-elle ?
 
Rappelle-toi qui tu es. Rappelle-toi, vite !
Parce que bientôt, tu seras morte.

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